Au travail

Des chèques inusités

Avez-vous déjà vu un chèque libellé sur un melon d’eau ou un bonnet de marin?

Voici quelques-uns des chèques les plus inattendus que le personnel de la Banque de Montréal ait reçus, et honorés, au fil du temps.

Surtout, n’égarez pas votre talon d’étiquette bagages!

Imaginez que vous êtes en vacances à New York et que votre patron vous demande de lui rendre service en ramenant à votre succursale une somme de 70 000 $ en billets de banque. Évidemment, pour éviter d’attirer l’attention, vous entasseriez les billets dans une vieille caisse. Ce ne serait qu’un autre bagage, n’est-ce pas? Cette anecdote a été racontée par le comptable Henry Dupuy, l’un des sept premiers employés de la Banque de Montréal. C’est la remontée de la rivière North (la rivière Hudson, aujourd’hui) en bateau à vapeur qui s’est avérée la partie la plus stressante du voyage pour Henry, car« il y avait tellement d’escales (pour faire monter ou descendre les passagers), qu’il fallait surveiller constamment la soute à bagages ».

À son ouverture, la Banque comptait sept employés : un caissier, un comptable, un payeur, un payeur adjoint. S’y ajoutèrent bientôt un préposé aux escomptes, un autre teneur de livres et un portier. Le caissier recevait le salaire le plus élevé et pouvait utiliser le logement de la Banque (que celle-ci mettait parfois à la disposition de son personnel). En 1817, la Banque a commencé ses activités avec ces sept personnes.

Le premier grand livre de la Banque de Montréal couvre la période de 1817 à 1820. C’est un artéfact intéressant non seulement à cause de ce qu’il révèle sur la clientèle, mais aussi parce qu’il nous rappelle que les employés devaient consigner chaque transaction à la main. Il fallait donc que chaque caissier, teneur de livres et commis aient une belle écriture.

Certaines banques se sont procuré des machines à écrire dès le tournant du siècle, mais les calculatrices – ou « arithmomètres » – étaient encore considérées comme des machines ayant une mauvaise influence, car elles étaient susceptibles de favoriser la paresse et la négligence.

Attention aux chèques sans provision!

Dans sa première année d’existence, la Banque avait adopté le règlement suivant :
« Si le payeur verse le montant d’un chèque tiré par une personne qui n’a pas cette somme à son crédit et s’il n’a pas au préalable consulté le teneur de livres, il doit rembourser le montant à découvert; si ce dernier a affirmé que la provision était suffisante, lui-même est responsable du découvert et doit le rembourser. »

Le portier

Un portier figurait parmi les sept premiers employés de la Banque de Montréal. Le règlement interne de la Banque donne une idée de ses tâches.

« Le portier doit faire le ménage et assurer l’entretien du logement de la Banque et de ses dépendances. Il demeure sur les lieux tant que la Banque est ouverte, et ce, pour des transactions publiques ou privées. Il chauffe les poêles et allume les lampes quand on le lui indique; avant la fermeture du soir, il examine les moindres recoins des locaux et des dépendances. Après la fermeture de la Banque, il en remet les clés au président ou au vice-président et veille à les rapporter à la Banque le lendemain matin, au besoin. »

Le messager de la Banque

Aujourd’hui, nous comptons sur l’informatique pour gérer les transactions financières et sur les véhicules blindés pour transporter le numéraire. Au début des activités de la Banque, toutefois, ces tâches étaient confiées au messager – souvent le plus jeune et le moins bien payé des employés de la succursale. Il devait assurer le transport de l’argent comptant et des documents importants entre la Banque et ses clients et veiller à ce que le commis entre les transactions concernées.

 

Vie au travail et culture d’entreprise

Le prix Catalyst

C’est une longue et riche histoire que partagent BMO et Catalyst, un organisme sans but lucratif ayant pour vocation d’accélérer les progrès des femmes en favorisant leur intégration au milieu de travail. La Banque est l’un des signataires fondateurs de l’Accord Catalyst et, en 1994, BMO est devenu la première entreprise canadienne – et la première banque en Amérique du Nord – à recevoir le prestigieux prix Catalyst, qui lui a de nouveau été décerné en 2017.

Gertrude Jacobs

En 1926, Gertrude Jacobs a été nommée caissière adjointe, devenant la première cadre supérieure d’une banque au Wisconsin. Mme Jacobs a tiré parti de son poste pour renseigner d’autres femmes sur les services bancaires, notamment en faisant des apparitions à la première station de radio de Milwaukee, WHAD, et en rédigeant des dépliants qui répondaient à des questions courantes sur le sujet. Gertrude Jacobs a également été membre active de l’Association nationale des femmes du secteur bancaire, fondée en 1921.

Nos banques au fil du temps

Jetons un coup d’œil à l’évolution du milieu de travail des employés de la Banque de Montréal, de Harris et de M&I au fil des ans.

Pendant la Première Guerre mondiale, une époque où de nombreuses femmes sont entrées au service de la Banque, on continuait d’imputer les opérations manuellement dans les imposants grands livres. Or, certains d’entre eux étaient devenus si volumineux qu’une personne seule ne pouvait pas les transporter de la chambre forte et les y retourner. Pour aider ses employées, la Banque a entrepris d’adopter un format de grand livre à feuilles mobiles, que l’on pouvait retirer pour les manipuler plus facilement.

La guerre et le monde du travail

La Première Guerre mondiale exerça une influence profonde sur l’effectif de la Banque de Montréal. En 1917, près de 50 % de ses employés, soit 810 hommes, avaient abandonné leur emploi pour joindre l’effort de guerre. Ils ont été remplacés par des femmes.

Avant 1914, les femmes exerçant le métier de sténographe étaient rares, même au siège social, tandis qu’aucune n’était comptable. À la fin de la guerre, les femmes comptaient pour plus de 42 % de l’effectif de la Banque. Celle-ci avait engagé des centaines de femmes non seulement comme sténographes et secrétaires, mais aussi dans tous les postes administratifs relevant du directeur.

Ce mouvement s’est répété pendant la Deuxième Guerre mondiale. Entre 1939 et 1945, 1 269 hommes et 181 femmes, soit environ le quart du personnel de la Banque, se sont engagés dans les forces armées. À la fin de la guerre, 40 % de l’effectif de la Banque était féminin.

Souvenons-nous de nos héros de guerre

La « Victoire » est une sculpture de 2,7 m en marbre de Serezza, que la Banque de Montréal a commandée pour rendre hommage à ses employés morts pendant la Deuxième Guerre mondiale. On peut encore la voir dans le hall de la succursale principale de Montréal.

En 1963, Mme Rebecca Watson fut la première femme à diriger une succursale de la Banque de Montréal.

C’est au début des années 1890 que la Harris accueillit ses premières employées. En 1918, les femmes représentaient près de la moitié de l’effectif et, en 1938, il y avait davantage de femmes que d’hommes au service de la Harris.

 

Une vie bien remplie

La Société de la caisse de retraite de la Banque de Montréal, créée en 1884, figurait parmi les premières sociétés du genre au Canada. Elle avait pour but de verser une pension à tout employé de la Banque de plus de soixante ans, ayant dix ans ou plus d’ancienneté, déclaré inapte ou infirme et ne pouvant plus assurer correctement ses tâches. On comptait aussi fournir une rente aux veuves et enfants mineurs en cas de décès inopiné.

1903 : La Ligue de hockey bancaire de Montréal

La Ligue de hockey bancaire de Montréal a été créée en 1903, date à laquelle le président de la Banque de Montréal, Lord Strathcona, remettait une coupe à la meilleure équipe de hockey des employés de banque. Les matchs étaient extrêmement populaires et attiraient chaque fois plus de 4 000 spectateurs.

La Banque de Montréal a écrasé la Banque Canadienne de Commerce lors du championnat interprovincial des banques de 1914, et on a composé un chant épique pour commémorer de façon spectaculaire les faits saillants de cette joute. Le dernier couplet décrit le résultat final :

Deux fois encore la rondelle traverse la ligne des buts du Commerce
Le sifflet retentit et l’ardeur des combattants se calme;
Le match est gagné au score de douze à deux!
Quel triste sort pour le Commerce qui défile en silence.
Quel jour de victoire pour la Banque de Montréal!

Les employés de la Banque de Montréal ont toujours été de fervents amateurs de clubs et d’activités de loisir. Ils ont formé une chorale, des ligues de quilles et des clubs de tennis. Voici quelques images les rappelant.

Célébrations des Fêtes à la succursale de la Banque de Montréal de Vernon, en Colombie-Britannique

Un destin plus grand que soi

Rendant hommage à la première banque au Canada, le livre riche en images Un destin plus grand que soi : L’histoire de la Banque de Montréal de 1817 à 2017, de Laurence B. Mussio, raconte l’histoire captivante de la Banque, de sa fondation jusqu’à aujourd’hui.

Visitez le site de McGill-Queen’s University Press pour commander votre exemplaire.

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BMO est un commanditaire présentateur de l’initiative Montréal en Histoires, qui souligne les 375 ans de Montréal et le bicentenaire de BMO. Cette commandite comprend divers projets de nature technologique ainsi qu’une application mobile.

Pour en savoir plus, visitez le site Montréal en Histoires.


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