Financer la croissance du Canada

L’invention du télégraphe révolutionna la communication sur de longues distances et créa un lien entre des populations éloignées dans un grand pays. En 1847, la Banque de Montréal assura le financement du premier service télégraphique canadien, entre le Canada-Ouest et le Canada-Est, ce qui marqua la naissance du secteur des télécommunications au pays.

Comme BMO est la première banque canadienne, son numéro de domiciliation est 001.

Turning the first sod at the site of the British Newfoundland Corp (BRINCO) hydro project at Churchill Falls, Labrador, Newfoundland.

Churchill Falls

La Banque de Montréal fut le principal financier pour de grands projets hydroélectriques comme Churchill Falls et La Grande à la baie James, respectivement à la fin des années 1960 et 1970. À l’époque, on a dit que ces projets profitaient de la plus importante attribution de crédit jamais accordée à une entreprise privée ou publique, au monde.

 

Le développement du secteur bancaire

En 1822, la Banque de Montréal se vit accorder une charte royale, qui la fit passer de société privée à société ouverte. La charte imposa aussi aux membres de son conseil d’administration des obligations régies par la loi.

Les délits bancaires

Sur les vingt clauses de la charte, quatre portaient sur les délits possibles : détournement, vol, contrefaçon et falsification. Les trois premiers pouvaient entraîner la peine capitale « sans bénéfice de clergie ».

Un observateur nota à l’époque que les lois étaient de toute évidence conçues non seulement  pour infliger la plus lourde punition en ce monde, mais aussi pour priver le délinquant de toute possibilité de pardon dans l’au-delà.

Nomination à titre d’agent financier du Canada

À la fin des années 1850, le ralentissement de l’économie exerça ses effets non seulement sur certaines institutions financières canadiennes, mais aussi sur la situation financière de la Province unie du  Canada. La Banque de Montréal, ayant réussi à traverser la crise, fut nommée agent financier du gouvernement le 1er janvier 1864. Au cours des quelque trois années qui suivirent, les avances de fonds octroyées par la Banque aidèrent le gouvernement à s’acquitter de ses obligations au cours d’une période cruciale de l’histoire canadienne.

Dès le départ, la Banque de Montréal fut une entreprise couronnée de succès. À  peine cinq mois suivant son inauguration, les membres de son conseil d’administration purent déclarer un dividende initial de 3 %.

La Banque de Montréal et la banque centrale du Canada

L’arrivée de la Banque du Canada à titre de banque centrale du Canada fut un moment déterminant dans l’histoire du XXe siècle. Le Canada était l’un des derniers grands pays de l’Atlantique Nord à établir une banque centrale, du fait que, depuis le milieu des années 1930, on en contestait fortement la nécessité. Autrement dit, le système bancaire fonctionnait, qu’y avait-il à changer? Première banque et doyenne des banques canadiennes, la Banque de Montréal avait fait fonction de banquier du gouvernement pendant des décennies et joua un rôle de premier plan dans le débat, pour s’assurer du maintien des institutions et systèmes qui avaient bien servi le pays jusque là.

La Banque de Montréal fut parmi les premières sociétés canadiennes à émettre des actions et celles-ci jouèrent un rôle important dans l’économie naissante du pays. Avec d’autres actions bancaires et financières, elles contribuèrent à la création d’un premier marché des valeurs mobilières dans le pays accompagné d’un système financier de commerce et d’échanges plus complexe et, conséquemment, au développement des marchés boursiers de Montréal et de Toronto.

 

La devise canadienne

Pour distinguer son billet de 1 $ et lui donner une couleur locale, la Banque l’agrémenta d’une représentation de l’un des édifices les plus récemment construits à Montréal – la prison.

1858 : la devise officielle du Canada

Le dollar canadien devint la devise officielle de la province unie du Canada qu’en 1858.

La Banque de Montréal resta le plus grand émetteur de billets de banque du Canada tout au long du XIXe siècle et jusqu’en 1942, au moment de la mise en circulation de son dernier billet de 5 $. Chacun de ces billets, facilement intégrés à la vie courante après 1817, était une œuvre d’art. Voici quelques photos.

À la fin du XIXsiècle, la Banque de Montréal, à l’instar d’autres banques, insérait souvent le portrait de son dirigeant principal sur ses billets de banque.

Les premiers billets émis par la Banque de Montréal étaient tous signés et numérotés par le président ou un autre dirigeant de la Banque.

 

Les pionniers

John Molson

John Molson, fondateur de la brasserie Molson, occupa le poste de président de la Banque de Montréal de 1826 à 1830. En 1853, sa famille créa la Banque Molson, qui fusionna avec la Banque de Montréal en 1925.

Pourquoi Montréal?

Même si Toronto est aujourd’hui la capitale commerciale du Canada, il y a deux cents ans, les commerçants et importateurs entreprenants allaient à Montréal pour faire des affaires. Au moment où la Banque de Montréal a ouvert ses portes, Toronto (qui portait alors le nom de York) était une petite communauté entourée de denses forêts, qui servait de poste pour la traite des fourrures et le commerce du bois d’œuvre.

La route qui menait de Montréal à Toronto n’était guère plus qu’un chemin troué d’ornières dans la forêt vierge. Selon un voyageur de l’époque, elle aurait mérité sa place parmi les routes qui menaient à l’enfer, dans la Divine Comédie de Dante, car y circuler était vraiment infernal.

1892: A.H. Buchanan

En 1892, A.H. Buchanan, premier directeur de la succursale de Nelson, en Colombie-Britannique, aurait fait 80 km à pied depuis Northport, dans l’État du Washington, et traversé la frontière canado-américaine en raquettes, avec dans ses poches le capital nécessaire pour ouvrir la succursale : 11,50 $.

1887: Campbell Sweeny

En 1887, moins de trois mois après l’arrivée du premier train transcontinental de voyageurs à Vancouver, Campbell Sweeny descendit à la nouvelle gare du Canadien Pacifique, en provenance de Halifax. Son mandat consistait à ouvrir à Vancouver une succursale de la Banque de Montréal – ce serait la première banque permanente en C.-B.  Peu de temps après, il établit d’autres succursales dans les régions plus isolées de la province. Ses efforts pour offrir des services bancaires aux mineurs de la région de Kootenay sont légendaires. Il a fait partie du conseil d’administration de plusieurs entreprises et figure parmi les membres fondateurs de la Chambre de commerce de Vancouver. En 1890, il dirigea un comité chargé de l’établissement du Vancouver Club et siégea au conseil des gouverneurs de l’Université de la Colombie-Britannique.

Norman Wait Harris, fondateur de la banque Harris (plus tard devenue BMO Harris Bank), est à l’origine de la maison de courtage Norman W. Harris & Company, formée en 1882. Il doit sa réussite à une percée sur le marché des épargnants investisseurs, qu’il conquit avec de nouvelles méthodes de promotion et de publicité.

Il a connu le succès en faisant mieux connaître les valeurs mobilières. Selon notre historien de Chicago, Harris estimait que « l’existence de titres avantageux et leur valeur devaient être communiquées à tous les acheteurs éventuels », en dépit du fait qu’à cette époque, on voyait rarement d’avis en ce sens et qu’on les considérait même comme inconvenants. Les succès de la Harris Bank, dans les décennies futures, témoignent notamment des principes de gestion et de la philosophie disciplinée inculqués par son fondateur.

Un destin plus grand que soi

Rendant hommage à la première banque au Canada, le livre riche en images Un destin plus grand que soi : L’histoire de la Banque de Montréal de 1817 à 2017, de Laurence B. Mussio, raconte l’histoire captivante de la Banque, de sa fondation jusqu’à aujourd’hui.

Visitez le site de McGill-Queen’s University Press pour commander votre exemplaire.

img_feature2

BMO est un commanditaire présentateur de l’initiative Montréal en Histoires, qui souligne les 375 ans de Montréal et le bicentenaire de BMO. Cette commandite comprend divers projets de nature technologique ainsi qu’une application mobile.

Pour en savoir plus, visitez le site Montréal en Histoires.


Haut

Votre navigateur n’est plus à jour et n’est pas optimisé pour ce site. Certains éléments du site Web pourraient ne pas s’afficher correctement. Veuillez mettre à jour votre navigateur en suivant l’un des liens ci-dessous :

Les images qui figurent sur ce site Web sont la propriété de la Banque de Montréal, sauf indication contraire. Il est interdit d’en faire un usage non autorisé.

Je comprends